Israël tire sur des manifestants palestiniens à Gaza, 24 blessés

GAZA CITY : Les troupes israéliennes ont tiré samedi sur des manifestants palestiniens qui ont lancé des bombes incendiaires et brûlé des pneus derrière la barrière frontalière de la bande de Gaza, le ministère de la Santé de Gaza faisant état de 24 blessés.
« Vingt-quatre civils ont été blessés, dont 10 enfants », a indiqué le ministère dans un communiqué.
« Deux des blessures sont critiques, dont un garçon de 13 ans, qui a été touché à la tête à l’est de la ville de Gaza.
L’armée israélienne a déclaré à l’AFP que « des centaines d’émeutiers et de manifestants » s’étaient rassemblés le long de la barrière frontalière.
« Les troupes sont préparées dans la zone et utilisent des moyens de dispersion des émeutes et, si nécessaire, des obus de calibre .22 », a indiqué l’armée.
Le mouvement islamique du Hamas qui dirige Gaza avait appelé samedi à manifester pour marquer l’incendie il y a 52 ans de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem, le troisième site le plus saint de l’Islam.
« La mosquée Al-Aqsa est une ligne rouge, et toute attaque contre elle se heurtera à une vaillante résistance de notre peuple », a déclaré le mouvement dans un communiqué.
La manifestation est survenue exactement trois mois après qu’Israël et le Hamas ont conclu une trêve à la suite de leurs combats les plus meurtriers depuis des années.
Pendant 11 jours en mai, Israël a pilonné Gaza avec des frappes aériennes en réponse aux roquettes tirées depuis l’enclave.
Le Hamas a déclaré avoir pris des mesures après que les forces de sécurité israéliennes ont pris d’assaut Al-Aqsa.
La reconstruction à Gaza est au point mort depuis le cessez-le-feu du 21 mai, en partie à cause du blocus paralysant qu’Israël maintient sur l’enclave depuis que le Hamas a pris le pouvoir en 2007.
Jeudi, Israël a annoncé qu’il autoriserait les fonds du Qatar à parvenir aux Palestiniens appauvris à Gaza. D’autres restrictions demeurent.
En 2018, les Gazaouis ont lancé un mouvement de protestation exigeant la fin du blocus israélien et le droit pour les Palestiniens de retourner sur les terres qu’ils ont fui après la fondation de l’État juif.
Les manifestations hebdomadaires soutenues par le Hamas, souvent violentes, ont eu lieu alors qu’Israël tuait quelque 350 Palestiniens à Gaza en plus d’un an.

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